Mlle Perle et Mlle Lulu

Mais qui sont-elles ?

 

 
Un peu à l'instar d'un parfum, Mademoiselle Perle et Mademoiselle Lulu sont les égéries des millésimes de la Perle des Dieux. Mais qui se cache derrière ces deux jeunes femmes rêveuses et malicieuses qui incarnent si bien la délicatesse et la féminité ? Décryptage en coulisses avec Claudie Vardelle.
 

Comment est née Mademoiselle Perle ?

En 2003, lors du centenaire de la conserverie Gendreau, Philippe Gendreau avait réuni des peintres auteurs de tableaux autour de la sardine. Toutes les œuvres avaient été réunies  dans un catalogue. en 2004 Philippe Gendreau m'a remis plusieurs exemplaires de ses catalogues et c'est à partir de là, qu'est venue l'idée de créer des millésimes et d'y associer un personnage. J'ai alors feuilleté, découpé le catalogue recensant tous ces artistes-peintres comme source d'inspiration. Rapidement, je me suis rendue compte que je découpais toujours les œuvres de la même peintre, celles de Delphine Cossais, une artiste nantaise.
Je crois que ces tableaux me plaisaient car elle dessinait ce que j'aurais aimé dessiner, valoriser, à savoir les femmes dans l'usine. Des femmes qui sont jeunes, bien maquillées, modernes, à l'opposé des clichés vieillots que l'on peut avoir.
J'étais convaincue que la Perle des Dieux, ses millésimes, devaient traduire la réalité de la conserverie, son savoir-faire, ses fondamentaux et donc ces femmes.

 

Comment la décririez-vous ?

Au fil des millésimes, Melle Perle a toujours exprimé une certaine grâce, un geste délicat, fin, celui qu'ont les femmes de la conserverie lorsqu'elles coupent la sardine. Elle symbolise vraiment le parfum de la Perle des Dieux. Cette volonté de qualité, de subtilité. Delphine Cossais a vraiment réussi à sublimer cette féminité qui nous caractérise.
Mademoiselle Perle est aussi une personne libre. Et c'est cette liberté qui lui permet d'avancer de créer en permanence, même si c'est une grande romantique et une rêveuse.
Mademoiselle Perle a finalement donné naissance à la marque, lui a donné un sens.
 

 

Comment évolue-t-elle ?

Bien sûr, elle vit, a sa propre histoire : elle sort de chez elle, part à la rencontre des pêcheurs, les traits de son visage s'affirment, elle se coupe les cheveux, en change la couleur...
Cette histoire se fait aussi en parallèle de la vie de l'entreprise.
En 2009 par exemple, je suis parti en mer avec les marins-pêcheurs. Le millésime 2010 leur rend donc hommage avec, pour la première fois, l'apparition d'un personnage masculin. Il devient le fiancé de Melle Perle. Ils se marient en 2012, d'où la robe sur le millésime, et en 2013, c'est le voyage à Venise.
J'appelle aussi Delphine Cossais chaque année en novembre, on échange, je lui explique ce que l'on a vécu pendant les six mois de la saison... A chaque fois, il y a une sorte d'osmose qui se crée et Delphine sait peindre ce que je ressens dans l'entreprise. C'est une véritable histoire sincère. Et passionnante.

 

En 2013 est apparue Melle Lulu. Qui est-elle ?

C'est la petite sœur de Melle Perle. Elle est née de l'imagination de la peintre Coralie Joulin.
Encore une belle rencontre.
On s'était toujours dit qu'il faudrait prolonger l'histoire et amener de nouveaux personnages.
Du coup, nous avons maintenant deux millésimes.
Mademoiselle Lulu vient du nom d'une ancienne sertisseuse, Lucienne, partie à la retraite en 2011 après avoir travaillé 43 ans dans la conserverie. On avait envie de lui rendre hommage.
Melle Lulu  a un coté  bonne fée, au bout de ses doigts des ballons. On peut imaginer qu'ils contiennent tous les secrets de notre  savoir faire. En même temps elle est sans doute plus posée, plus douce, que Melle Perle. Un peu à l'instar de la peintre et de la sertisseuse.