La Conserverie

 
En 2004, alors que la conserverie Gendreau vient de fêter ses 100 ans, un équipage se forme pour explorer un nouveau cap. D'un côté, Philippe
Gendreau, porteur d'une tradition sardinière qui en est à sa quatrième
génération. De l'autre, Claudie Vardelle, épicurienne passionnée, adepte du bon et du beau.
Leur projet : redonner à la sardine de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ses lettres de noblesse et, pourquoi pas, la rendre sérieusement tendance.
 
 

Retour aux sources

Pour Claudie Vardelle, c'est un vrai virement de bord. Ancienne responsable de magasin dans une grande chaîne succursaliste en région parisienne puis à Rennes, elle passe de la lingerie fine et du prêt-à-porter aux produits de la mer. Mais ce passé, emprunt de féminité, donnera sans doute le ton aux trésors gourmands de la Perle des Dieux.
Vendéenne née dans le bocage, elle a, depuis toute petite, toujours regardé vers la mer. Et quand on sait que les sardines de la conserverie Gendreau ont bercé toute son
enfance puisque son père en mangeait au petit déjeuner, la boucle est bouclée. L'aventure à venir se trouve finalement tout près de ses racines.

 

Nouvelle vague pour la conserverie vendéenne

Ensuite, c'est une question de flair et de confiance. En 2005, Claudie Vardelle et Philippe Gendreau créent ensemble une SARL et déposent la marque "la Perle des Dieux".
L'aventure va pouvoir démarrer. A cette occasion, Philippe Gendreau cède également à la société naissante deux magasins qui vivotaient. En habillant les boutiques à la manière Claudie Vardelle, les résultats ne se font pas attendre. Outre le concept de boutique-vitrine dédiée au petit poisson, devenu une évidence aujourd'hui, Claudie Vardelle est convaincue que l'on peut faire redécouvrir la sardine autrement. Elle aime ce produit, simple, bon, très sain et que tout le monde a déjà mangé. Elle veut maintenant l'anoblir, l'embellir, le sublimer.
La recette ? Créer des sardines millésimées qui se bonifient avec le temps. Car, plus on laisse vieillir la sardine, plus elle se confit et devient un ravissement. Elle peut d'ailleurs se conserver jusqu'à 10 ans et il est conseillé de retourner la boîte tous les 6 mois, afin de recouvrir les sardines entièrement d'huile.

 

Une histoire de femmes

Pour faire de la sardine un étendard, il faut que la qualité soit au rendez-vous et en permanence. L'un des secrets ? La préparation à l'ancienne, à la main. Un procédé qui exige des gestes précis, fins, délicats. Au sein de la conserverie en Vendée, ce sont donc des femmes qui réalisent cette manipulation experte et déposent ensuite les sardines dans leurs jolies boîtes millésimées.
Des écrins signés par deux femmes. Deux artistes-peintres, Delphine Cossais et Coralie Joulin, qui traduisent poétiquement et subtilement la vie de la Perle des Dieux au travers de personnages colorés, libres, rêveurs et... féminins.

 
Saint-Gilles-Croix-de-Vie,
site remarquable du goût
Saint-Gilles-Croix-de-Vie et la sardine, c'est une longue et belle histoire perpétuée par la Perle des Dieux.
Aujourd'hui, Saint-Gilles-Croix-de-Vie est le seul port de France labellisé «Site Remarquable du Goût». Une distinction que la cité maritime doit bien sûr à sa sardine.
Ce label français de reconnaissance gastronomique valorise un savoir-faire, les grandes qualités gustatives du produit et la richesse du patrimoine maritime de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Il faut dire qu'avec plus de 2 000 tonnes de sardines pêchées chaque année, c'est bien ici que se trouve l'un des plus grands ports sardiniers de France.
Mais ce n'est pas tout, le petit poisson bleu pêché par les sardiniers locaux possède aussi son Label Rouge. Synonyme de contrôle et de qualité supérieure, voici une autre garantie de goût. La pêche et la préparation de ces sardines répondent à des règles très strictes pour retrouver et maintenir la saveur d'autrefois.
Travaillées fraîches au meilleur moment de la saison et préparées à l'ancienne, à la main, les sardines de la Perle des Dieux s'inscrivent bien dans cet art délicat de préserver et sublimer ce patrimoine gastronomique.